Tetranychus lintearius, pauvres ajoncs !

  En me promenant dans le site mégalithique de Saint-Just, côté alignements du moulin, la silhouette de quelques bouquets d'ajoncs m'a semblée bizarre. Ils avaient l'air recouverts d'un rideau blanc. Quelle sorte d'araignée pouvait donc tisser une toile aussi dense ? Aucune araignée en vue... J'ai tapoté ici et là, espérant en faire accourir une, mais non...


        Il ne s'agit pas d'une toile d'araignée ordinaire, mais du tissage d'un acarien, redoutable parasite de l'ajonc: le tetranychus lintearius.
        En m'approchant, j'ai vu de minuscules points rouge orangé, et des filets d'une substance ressemblant à de la bave, des filaments qui tremblotaient d'une façon assez dégoûtante. 

Parasite de l'ajonc, Tetranychus lintearius



ajoncs de Cojoux parasités par le Tetranychus lintearius


       L'auteur de cet article très détaillé explique qu'on ne voit à l'œil nu que les femelles, les mâles mesurent à peine un tiers de millimètre, et que dans "Tetranychus lintearius", lintearius  signifie ""relatif au linge", tant les toiles sont épaisses et évoquent le textile.
       De fortes pluies peuvent ruiner les efforts de ces petites bêtes rouges, en crevant leur habitat et l'entraînant  au sol.
  Le dieu gaulois et celte de la pluie et de l'orage étant Taranis, je pense que je vais lui adresser une petite prière...
   


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La Bogue d'Or 2022 à Redon, la Teillouse et les marrons

  Vendredi, c'est le concours de contes et menteries à Redon. 

En attendant de savoir ce que donne le crû 2022, voilà quelques images des années précédentes, en commençant par un de ses animateurs tutélaires, Albert Poulain. (photo de 2014)

Albert poulain à la Bogue d'or




   Et puis, tout le week-end, c'est la foire, le marché, la fête foraine, la musique dans la rue, les contes et autres spectacles en gallo ou pas, poétiques ou pas, le fest-noz, et j'en passe. De quoi boire, danser, manger, se divertir et perdre ses enfants dans la foule ! 








La Chère, la Vilaine, et leurs cygnes gardiens

  


Le Chère et  deux cygnes

       Dans la mythologie irlandaise, les déesses de l'autre monde  qui vivent dans des îles mystérieuses se transforment en cygnes lorsqu'elles viennent  nous rendre visite. Nous avons donc tout une famille de déesses d'outre monde à Langon, Sainte-Anne sur Vilaine et Pierric. 
       Ces cygnes-là campent à l'embouchure de la Vilaine et de la Chère, passent d'un coup d'aile d'une commune, d'un département et d'une région  à l'autre. Le plus souvent il y en a deux, mais j'en ai compté  jusqu'à sept. Ils sont parfois  rejoints par quelques gracieuses  aigrettes ou  un héron flegmatique.
   

cygnes sur la Chère
 AIGRETTE GARZETTE
           
  Les plantes aquatiques tapissent la surface de l'embouchure.  Les poissons et grenouilles abondent, et les oiseaux se nourrissent tranquillement.

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La Vilaine est tapissée de plantes aquatiques

  
Oiseaux sur La Vilaine

  La plupart du temps, les cygnes se tiennent à la jonction exacte des cours d'eau. Au fond la Chère. Devant, la Vilaine. Cette photo est prise de la rive droite de la Vilaine, à Langon. De cet endroit, on peut voir, sur l'autre rive, un banc pour les promeneurs fatigués ou méditatifs, sur la commune de Saint-Anne sur Vilaine.

banc devant l'embouchure de la Chère et de la Vilaine

La photo suivante est prise à Pierric, au bord de la Chère




Les derniers mètres de la Chère, avant qu'elle ne se mélange avec la Vilaine. Photo prise de Ste Anne-sur-Vilaine, près du banc.



De loin, les petits points blancs des cygnes sur la Vilaine signalent l'emplacement de l'embouchure, comme des sémaphores fragiles.

Tout le long de cette rive, il y a un chemin de halage bordé de vieux chênes par endroits.


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Avril 2024: un vieux bateau est en train de s'enfoncer dans la Vilaine, près de l'embouchure de la Chère.


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